Les lectures de ce 26ème dimanche du temps ordinaire ont en commun, pour une large part, une description de chemins de conversion.
Chez Ezéchiel, il s’agit du thème du détour, qu’un juste ou un méchant peuvent faire, avec comme conséquences opposées, de conduire à la vie ou à la mort. S’il y a bien deux figures, celle du juste et celle du méchant, la prophétie peut être relue également pour une seule personne.
Ainsi, que celui qui est juste et tombé dans la méchanceté redevienne juste, et que le méchant devenu juste cherche à le rester. Cette entreprise de conversion, à mesure de la vie, n’est pas une démarche isolée avec Dieu, mais engage aussi des rapports communautaires, ou fraternels, qui peuvent positivement y contribuer, comme le soulignent, sous divers aspects, l’épître aux Philippiens et l’Évangile du jour. L’épître insiste sur l’amour, la communion, la tendresse, et va jusqu’à l’évocation forte des sentiments du Christ qui doivent régner entre nous. C’est tout cela qui favorise la conversion. C’est aussi à cette lumière que l’on peut lire le reproche vif que Jésus adresse aux grands prêtres et aux anciens du peuple, susceptible de les conduire à renoncer à un dévoiement religieux et à reprendre le chemin de la justice en suivant le Christ.
P. Alexis Ossola, vicaire