Hier, le 20 juin, s’est tenue la Journée mondiale des Réfugiés, promue par les Nations unies. Ces dernières années, l’attention est d’autant plus vive envers les personnes et les situations que se multiplient les « points chauds ». Cette expression peut renvoyer aux théâtres de conflits que beaucoup doivent fuir, aux conditions climatiques devenues parfois drastiques et qui ne permettent pas de vivre dignement, à un cumul de facteurs créant des zones de très grande misère. Lors de son dernier voyage apostolique en Espagne, Léon XIV disait le 11 juin, dans son discours au Port d’Arguineguín : « s’il existe un droit de chercher refuge lorsque la vie est menacée, il existe aussi le droit de ne pas avoir à migrer : le droit de rester chez soi sans faim, sans guerre, sans persécution, sans violence, sans que la terre devienne inhabitable, sans que la corruption vole le pain des pauvres, sans que les armes détruisent l’avenir des enfants. »
Les lectures de ce dimanche peuvent également offrir un éclairage sur cette journée. Jérémie est un prophète qui connaît un profond renouvellement de sa vocation : confronté à des hostilités, il manifeste un courage particulier de la foi. L’attention à la vie spirituelle des réfugiés, laquelle a pu évoluer à travers les épreuves rencontrées, est un point important de notre solidarité. Notre aide trouve sa source, première et ultime, dans l’eucharistie. Les paroles évangéliques « N’ayez pas peur » résonnent comme un encouragement à l’expression active, selon nos moyens, de notre aide, mais aussi à ce que les personnes qui ont trouvé refuge, puissent le trouver en étant affranchies de la peur.

P. Alexis Ossola, vicaire