En ce quatrième dimanche du Carême, nous vivons un double scrutin, l’un liturgique pour accompagner les catéchumènes vers le baptême, l’autre électoral pour désigner ceux qui auront la charge d’assumer les responsabilités publiques de nos cités. Deux réalités qui paraissent assez éloignées.
Dans le rite liturgique avant le baptême, c’est Dieu, à qui nous présentons les catéchumènes, qui les scrute, afin de les délivrer du mal, avant de les enfanter à sa vie divine en son corps qu’est l’Église. Dans la pratique électorale, c’est nous qui scrutons différents candidats qui se présentent, en sachant que l’avis de la majorité ne conduira pas nécessairement à l’élection du candidat de notre choix individuel.
La polarisation actuelle de la société, rend souvent difficile le dialogue entre les partisans de différents partis. Il est probable que les voix des membres de notre assemblée se porteront sur une grande diversité de candidats, sans oublier ceux qui choisissent de ne pas se prononcer. Si les candidats aux scrutins peuvent être qualifiés d’adversaires, ce qualificatif ne saurait être élargi à leurs électeurs.
En cette journée électorale, avec les catéchumènes, plaçons-nous sous le regard de Dieu. Car ce qui fait notre unité ne vient pas d’une convergence d’opinions, mais de la vie divine reçue par le baptême qui fait de nous les enfants de Dieu. Prions donc pour ceux qui seront élus, mais prions surtout avec les catéchumènes : que Dieu les intègre à son Église et édifie
son unité.

P. Vincent Thiallier