1er décembre : « A la mère de Dieu », de Grégoire de Narek

Je me tourne vers toi, Sainte mère de Dieu,
Accueille cette prière et présente-la à Dieu.
Sois mon avocate, demande, supplie.
Je crois au bon accueil qui est fait à ta parole.
Il en sera ainsi, Mère du Seigneur,
Si dans ma recherche incertaine tu m’accueilles,
O toi, toute disponible ;
Si dans mon agitation, tu me tranquillises,
O toi qui es repos ;
Si le trouble de mes passions, tu le changes en paix,
O pacificatrice ;
Si mes amertumes, tu les adoucis,
O toi qui es douceur ;
Si mes impuretés, tu les enlèves,
O toi qui as surmonté toute corruption ;
Si mes sanglots, d’un seul coup tu les arrêtes,
O allégresse.
Je te le demande, Mère du très haut Seigneur Jésus.

30 novembre : « Avec tout mon amour, je vous salue Marie », de Claire Virenque

Un grand eucalyptus aux énormes rameaux
Tend sur le ciel l’ampleur de sa masse fleurie ;
Il fait doux; un toit fume au milieu des hameaux :
En ployant les genoux, je Vous salue, Marie.

La courbe des monts bleus fait un fond de féerie ;
La Candeur et la Paix passent par le chemin ;
Elles m’ont vue et me font signe de la main :
En abaissant mon front, je Vous salue, Marie.

Avec le vent, avec l’oiseau, l’herbe qui prie,
Avec tout ce qui reste et fleurit ici-bas,
Avec tout ce qui passe et qui ne fleurit pas,
Avec tout mon amour, je Vous salue, Marie.

Ainsi soit-il.

29 novembre : « Prière à Notre-Dame de la vie »

Notre Dame de la Vie, merci.
Tu nous accompagnes, jour après jour.
Soutiens-nous dans notre foi, dans notre espérance
Et dans notre amour.

Notre Dame de la Vie, tu as donné la vie à Jésus.
Il est notre sauveur.
Protège nous et soutiens nos familles.

Notre Dame de la Vie, prie pour nous.
Veille sur notre monde,
Apprends-nous la confiance et le courage
La disponibilité et le service.

28 novembre : « Prière de consécration du diocèse d’Avignon au coeur de Marie », de Mgr Jean-Pierre Cattenoz

Devant la douloureuse expérience de l’épidémie du Covid 19, nous voulons nous confier et nous consacrer à ton Cœur Immaculé, nous et le monde entier. Ô Mère des hommes et des peuples, Toi qui connais toutes nos souffrances, Toi qui ressens dans ton Cœur maternel toute la souffrance qui secoue notre monde, accueille nos cris de détresse, poussés par l’Esprit Saint, nous les adressons directement à Ton Cœur. Accueille avec amour, comme Mère et Servante du Seigneur, ce monde qui est le nôtre, nous Te le confions et Te le consacrons, dans la situation qui est la sienne, plein d’inquiétude et d’angoisse face à la pandémie du Covid 19. Sous ta Protection, nous cherchons Refuge, Sainte Mère de Dieu ! Nous avons besoin de ton Aide maternelle. Nous nous tenons devant Toi, Mère du Christ, devant ton Cœur Immaculé, nous désirons, avec toute l’Église, nous unir à la Consécration que, par Amour pour nous, Ton Fils a faite de Lui-même au Père : « Pour eux », dit-il, « Je me consacre, afin qu’eux aussi soient consacrés dans la Vérité ». Nous souhaitons nous joindre avec Toi à notre Rédempteur dans cette Consécration pour le monde et pour l’humanité. Dans son Cœur divin, Il a le pouvoir d’obtenir notre libération de l’épidémie du Covid 19. Accueille avec Ta bienveillance de Mère l’Acte de Consécration qu’aujourd’hui nous faisons avec confiance. Sous ta Protection, nous cherchons Refuge, Sainte Mère de Dieu ! Nous sommes certains que chacun de nous est unique à Tes yeux et que rien de ce qui habite nos cœurs ne T’est étranger. Nous Te confions notre monde victime de cette terrible épidémie. Garde notre vie entre Tes bras ; ravive et nourris notre Foi ; soutiens et éclaire notre Espérance ; suscite et anime notre Charité ; guide-nous tous sur le chemin de la Sainteté. Sous ta Protection, nous cherchons Refuge, Sainte Mère de Dieu ! Soutiens-nous face à la maladie, à la souffrance et à la mort. Au cœur de cette épreuve, sous la conduite de l’Esprit Saint, mets en nos cœurs ton Amour de prédilection pour les petits et les pauvres, pour les exclus et les souffrants, pour les pécheurs et ceux dont le cœur est loin de Toi. Rassemble-nous tous sous ta Protection maternelle et remets-nous tous à Ton Fils Bien-Aimé, Notre Seigneur Jésus dans la Puissance de l’Esprit Saint

27 novembre : « Marie, notre mère », d’un prêtre de Brazzaville

Marie, à tes côtés, toute angoisse s’évanouit,
Toute crainte s’évapore car tu es la mère de la confiance
Auprès de qui nous pouvons nous reposer en toute sureté.
Devant ce monde en ébullition, tu es, Marie, le calme de la sérénité
Devant la désorientation des esprits.
Mère du bel amour, modèle de gratuité,
Puissent les rayons de bonté qui sortent de tes douces mains
Redonner à la terre déchirée un regard d’amour fraternel
Et un nouveau souffle d’espérance.

26 novembre : « Prière à Notre-Dame de la bénite fontaine », de Laure Pipien-Yout (diocèse d’Annecy)

Notre Dame de la Bénite Fontaine, comme nos ancêtres face aux épidémies de jadis, ce soir (ce matin) nous Te prions. Sainte Mère, Protectrice de notre paroisse et de notre diocèse alpin, puisses-Tu nous protéger de la maladie, nous préserver de la panique, de la haine et nous guider de ta Lumière en ces temps d’inquiétude. Soutiens tous les malades et leurs familles qui vivent dans l’angoisse ou le deuil, partout dans le monde. Autour de notre Pape François, soutiens chaque membre de notre clergé, Évêques, Prêtres, Diacres, Moniales et Moines dans leur charge accrue d’accompagnement et de prières. Protège tout particulièrement les soignants qui font un travail remarquable et difficile au service de tous et acceptent de prendre de grands risques, pour eux-mêmes comme pour leurs proches. Protège aussi toutes celles et ceux qui assurent toujours le fonctionnement des services publics locaux et nationaux. Protège nos agriculteurs qui nous nourrissent, ainsi que toutes celles et ceux qui nous approvisionnent. Soutiens tout particulièrement celles et ceux dont le salaire, le travail, l’entreprise ou le commerce sont menacés par le contexte exceptionnel de confinement. Conduis sur la voie de la sagesse nos élus et responsables dans leurs prises de décisions quotidiennes pour préserver au mieux la population. Aide-nous à rester dignes, les yeux ouverts, sans abdiquer la solidarité et la responsabilité de chacun envers tous. Que ta Bienveillance accompagne notre Monde et l’aide à traverser cette épreuve. Qu’elle en sorte plus unie, plus lucide et plus apte à affronter celles qui viendront. Sainte-Mère, étends ta Sollicitude maternelle à notre Terre qui vit des temps exceptionnels et fais que les dirigeants du monde entier tirent des leçons de sagesse de cette crise, pour plus de respect de notre Humanité et de la Création du Seigneur. Sainte Mère, avec Saint François de Sales, nous Te prions d’intercéder pour nous tous auprès de ton Fils Notre Seigneur Jésus-Christ. Je Vous salue Marie, pleine de Grâce, le Seigneur est avec Vous, Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le Fruit de Vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort.

Ainsi soit-il.

25 novembre : « A toi, Marie », de Daniel Rondeau

Tu es l’Eve timide à qui l’ange a parlé,
Il se tenait à genoux et toi aussi, Marie.
Le ciel frissonnait quand il l’annonçait.
Heureux les seins que Jésus a têtés.

Tu es la rêveuse de Cana qui réclamait du vin,
Et la source rouge a jailli,
Le fruit de la vigne depuis est resté dans ta main,
Promesse et souvenir tenus,
Mère de la chair et du sang.
Tu es la femme au pied de la croix,
La couronnée d’épines et de peines, d’épis mûrs aussi, d’ailes tendues.
Celle qui n’oublie pas la mère de Judas.
Tu es la statue, celle où je pose mon front, mon espérance en décrue
Et l’aveu de mon chapelet
Sainte Marie.

24 novembre : « A genoux, à genoux ! La cloche nous engage », de l’abbé G. Boudant

A genoux, à genoux ! La cloche nous engage
D’unir notre prière à son timbre pieux :
Avec la cloche sainte adressons notre hommage
A la Reine des cieux.

Saluons à l’envi l’Etoile magnifique.
Le lys de nos vallons éclatant de blancheur !
Cette rose du ciel, cette Vierge mystique
Qui porta le Sauveur !

Ah ! quand l’ombre du soir monte sur la colline,
Quand s’éteignent au loin les feux mourants du jour,
Le cœur, au tintement de la cloche divine,
A tressailli d’amour.

Sur les lèvres alors ruisselle la prière ;
Le pauvre se recueille et suspend son labeur :
Il songe au Rédempteur né d’une Vierge-Mère
Et bénit le Seigneur. »

Ainsi soit-il.

23 novembre : « Ô notre médiatrice, recommandez-nous à votre Fils », de saint Bernard de Clairvaux

Donnez-nous accès auprès de votre Fils, Vous, Bénie, Vous qui avez trouvé Grâce, Mère de la Vie, Mère du salut ; qu’Il nous reçoive de Vous, Celui qui par Vous nous a été donné. Que votre Intégrité soit l’excuse de notre souillure ; que votre Humilité, si agréable à Dieu, obtienne le pardon de notre vanité ; que Votre abondante Charité couvre la multitude de nos péchés, et que Votre glorieuse Fécondité nous procure la plénitude des mérites. Ô Notre Dame, notre Médiatrice, notre Avocate, réconciliez-nous avec votre Fils, recommandez-nous à votre Fils, présentez-nous à votre Fils. Faites, ô bénie Vierge, par la Grâce que Vous avez trouvée, par la prérogative que Vous avez méritée, par la Miséricorde dont Vous êtes la Mère, que Celui qui par Votre moyen a daigné se faire participant de notre infirmité et de notre misère, nous rende, par votre Intercession, participants de sa Gloire et de sa Béatitude ».

Ainsi soit-il.

22 novembre : « Dans le creux », anonyme

Marie, tu t’es montrée à Bernadette dans le creux du rocher.
Dans le froid et l’ombre de l’hiver,
Tu apportais la chaleur d’une présence, la lumière et la beauté.
Dans le creux de nos vies obscures,
Au creux du monde où le mal est puissant,
Apporte l’espérance, redonne la confiance !
Toi qui es l’Immaculée Conception,
Viens en aide aux pécheurs que nous sommes.
Apprends-nous à prier pour tous les hommes.

21 novembre : « Ô Marie, vous nous aiderez », du R.P. Charles-Joseph Perrin, s.j.

Ô Marie ! Ô Refuge des malheureux ! Ô Espoir des pécheurs ! Que l’indigence nous presse, nous aurons recours à Vous et Vous nous aiderez à la supporter ; que l’adversité nous afflige, nous aurons recours à Vous, et Vous nous aiderez à la faire tourner au bien de nos âmes ; que la tentation nous tourmente, nous aurons recours à Vous, et Vous nous aiderez à la surmonter ; qu’à la mort le démon mette tout en œuvre pour nous perdre, nous aurons recours à Vous et Vous nous en ferez triompher, Vous nous procurerez les Grâces nécessaires pour mériter la Couronne céleste que nous désirons. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Ainsi soit-il.

20 novembre : « Prière à Notre-Dame de Guadalupe »

Notre Dame de Guadalupe, je sais avec certitude que Vous êtes la parfaite et perpétuelle Vierge Marie, Mère du vrai Dieu. Vous me montrez et m’offrez Votre amour, Votre compassion, Votre aide, Votre protection. Vous êtes Mère miséricordieuse, Mère de tous ceux qui Vous aiment, de ceux qui Vous implorent, de ceux qui ont confiance en Vous. Vous entendez mes pleurs et mes douleurs. Vous soignez et allégez mes souffrances, mes besoins, mes malheurs. Vous me demandez de ne pas être troublé ou écrasé par mes chagrins et de ne pas craindre les maladies, les vexations, les anxiétés, les douleurs. Vous êtes ma Mère et je suis sous Votre protection. Vous êtes ma Fontaine de vie et je me blottis dans Vos bras ! Mère de miséricorde, avec amour, je Vous consacre tout mon être, ma vie, mes souffrances, mes joies, tous ceux que Vous m’avez confiés et tout ce qui m’appartient. Je désire être tout à Vous et marcher avec Vous sur le chemin de la sainteté. Ô Vierge immaculée, écoutez la prière que je Vous adresse avec une filiale confiance, et présentez-la à Votre divin Fils. Notre Dame de Guadalupe, Patronne des enfants à naître, donnez-nous la grâce d’aimer, de donner, d’accueillir et de respecter la vie, dans le même amour avec lequel Vous avez conçu dans votre sein la vie de Jésus, Votre Fils bien aimé. Sainte Marie, Reine des foyers, protégez et aidez nos familles, afin qu’elles soient toujours unies ; assistez-nous dans l’éducation de nos enfants et bénissez-les. Je Vous en prie, Mère très sainte, donnez-moi un grand amour de l’Eucharistie et de la Confession régulière, le goût de la prière et de l’oraison, pour que je puisse apporter la paix et la joie par Jésus-Christ notre Seigneur qui, avec Dieu le Père et l’Esprit Saint, vit et règne pour les siècles de siècles. Amen.

19 novembre : « Tu es bénie », d’une carmélite

Humble présence, Arche d’alliance, Splendeur du ciel,
Toi, toute pure, sois notre Mère !

Sourire qui apaise les affligés, Mère de grâce et de tendresse,
De ta douceur viens réchauffer les corps courbés sous leur poids de détresse.
Fontaine d’innocence où chante la vie, partage-nous de cette eau pure
Que tu reçois de l’infini, dont la mesure est d’aimer sans mesure.

Accueille dans le silence notre amour pour le conduire vers la Source.
Là où la Parole vient au jour pour nous saisir d’une force si douce.
O Mère du Bel Amour, tu nous as donné dans le secret l’ardente flamme
Qui de ce monde est le foyer : tu es bénie entre toutes les femmes !

18 novembre : « Prière à Notre-Dame de tous les jours », de soeur Emmanuelle

Il y eut, c’est vrai, Notre Dame, la visite de l’ange, la joie d’Elisabeth, les bergers, les mages et le vin de Cana. Mais il y eut, Notre Dame, et durant tant d’années, la vie de tous les jours, les soucis de toutes les mamans, les travaux de toutes les épouses, dans un petit village méprisé… Mais il y eut, Notre Dame, tant d’amour : en tant d’humbles services, en tant de psaumes sans cesse répétés, en tant de gestes toujours à refaire : la vraie vie, Notre Dame… Une vie qui préparait ton offrande au Calvaire et ta présence à l’Eglise naissante : ces grands moments de ton amour, Notre Dame, avant la gloire et le repos près de ton Fils… Prie pour nous, Notre Dame, au jour le jour de nos petits quotidiens, jusqu’au grand jour de notre rencontre ! Amen !

17 novembre : « Prière à Notre-Dame »

Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval nous invite à prier Notre Dame de Pontmain en ce temps de péril.

Vierge Marie, Mère de l’Église et notre Mère,
en ce temps d’épreuve,
nous venons nous abriter sous ton manteau de miséricorde.

A Pontmain, tu as ranimé l’espérance dans les cœurs découragés.
Viens aujourd’hui renforcer notre foi défaillante.
Établis nos familles dans la confiance et dans la paix.

Repousse l’ennemi invisible qui nous assaille
et qui met à mal la santé de tant de nos frères et sœurs.

Nous te confions les différents acteurs de la vie civile,
qui mettent toute leur énergie à soigner les malades
et à prévenir l’expansion du virus.

Ouvre nos cœurs et nos mains aux besoins des plus pauvres,
et prie pour nous Jésus, ton Fils et notre Frère :
Qu’il nous conduise de la Croix à la joie de la Résurrection. Amen

16 novembre : « Souvenez-vous »

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse
Vierge Marie qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à vous,
imploré votre protection ou réclamé
votre secours, ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance,
ô Vierge des vierges,
ô ma Mère, je cours vers vous,
et gémissant sous le poids de mes péchés,
je me prosterne à vos pieds.
O Mère du Verbe incarné,
ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les
favorablement et daignez les exaucer.
Amen.

15 novembre 2020 : « Mère de douceur », anonyme

Mère de douceur et de tendresse, dans ma confiance d’enfant
Je viens te contempler avec les yeux de mon corps, avec les yeux de ma foi,
Car ce sont eux qui me font te rejoindre.

Mère de douceur et de tendresse, tu portes ton enfant avec amour :
Ainsi tu me portes aussi, car je suis un de tes enfants ;
Mère de douceur et de tendresse, tu montres au monde ton enfant :
A moi aussi, tu demandes de le montrer aux autres.

Mère de douceur et de tendresse, je veux rejoindre par ma prière
Tous ceux qui prennent le temps de te contempler.
Tendre mère, que ta maternelle protection nous envahisse ;
Que tes tendres gestes nous aident à nous montrer tendres
Envers tous ceux que nous rencontrons.

14 novembre : « prière à Notre-Dame des victoires »

Notre-Dame des Victoires,
tu accueilles toujours avec bienveillance la prière de tes enfants.
Obtiens-nous la grâce de participer pleinement
à la victoire de ton Fils ressuscité
en ne faisant aucun obstacle à l’œuvre de l’Esprit Saint en nous.

Cœur Immaculé de Marie,
trésor inépuisable de grâce, nous nous confions à toi,
ainsi que nos familles et ceux qui nous sont chers.
Apprends-nous à répondre oui à Dieu,
dans l’humilité, la pureté du cœur, la simplicité et l’abandon à sa volonté,
pour notre salut et celui du monde entier.

Refuge des pécheurs,
garde-nous sous ta maternelle protection.
Que par tes mains nous soit donnée la miséricorde divine
pour qu’elle sanctifie notre cœur et celui des pécheurs,
les rendant semblables à celui de Jésus.

Par ton intercession, ô Marie,
fortifie notre foi,
et ravive notre charité.

Amen.

13 novembre : « Prière à Marie, reine du Rosaire », de Jean-Paul Hock

Quand vient pour nous l’heure de la décision
Marie de l’Annonciation,

aide-nous à dire « oui »

Quand vient pour nous l’heure du départ
Marie d’Egypte, épouse de Joseph,

allume en nous l’Espérance

Quand vient pour nous l’heure de l’incompréhension
Marie de Jérusalem,

creuse en nous la patience

Quand vient pour nous l’heure de l’intervention
Marie de Cana,

donne-nous le courage de l’humble parole

Quand vient pour nous l’heure de la souffrance
Marie du Golgotha,

fais nous rester aux pieds de ceux

en qui souffre ton Fils

Quand vient pour nous l’heure de l’attente
Marie du Cénacle,

inspire-nous une commune prière

Et chaque jour,

quand sonne pour nous l’heure joyeuse du service
Marie de Nazareth,

Marie des Monts de Juda,

mets en nous ton cœur de servante

Jusqu’au jour où, prenant ta main,
Marie de l’Assomption,

nous nous endormirons,

dans l’attente du jour de notre résurrection.

12 novembre : « Lettre à Marie » écrite une journée de la femme par Lysette Brochu

Chère Marie,
Tu te souviens, Marie, lorsque j’avais environ six ans et que je m’agenouillais devant cette belle image de toi en implorant, de toute mon âme d’enfant, ton pardon et ta bienveillance ? Je répondais au chapelet en famille, à tous les soirs, avec l’aide d’un animateur à la radio, et je t’avais même monté une petite grotte tout en fleurs de papier dans un coin de ma chambre.
Adolescente, je chantais tes louanges : « C’est le mois de Marie, c’est le mois le plus beau… » ou encore « J’irai la voir un jour… »
Un peu plus tard, lorsque j’ai accouché de mon premier enfant, je pensais souvent à toi et à la souffrance que tu avais accueillie dans ta vie. Je découvrais à quel point une mère peut aimer et combien ça peut faire mal d’aimer.
Et puis, il y a eu ces années de silence. Je ne t’avais pas complètement oubliée, mais je ne savais plus me situer devant toi. J’étais si occupée et le monde changeait trop vite autour de moi.

Maintenant j’ai quarante ans et j’ai le goût de te re-découvrir.
Tu sais, depuis plusieurs années, nous fêtons la journée internationale de la femme. Eh bien, en mars dernier, lors d’une assemblée de femmes, je me suis posée une bonne question.
Il y avait plusieurs photos de femmes qui garnissaient les murs du local où nous étions. Nous rendions hommage à toutes les femmes qui avaient lutté un jour ou l’autre pour plus de justice ou de paix dans le monde. Et je me suis demandée : « Où est Marie ? »
Toi, qui as certainement fait faire un grand pas à l’humanité, tu n’étais même pas invitée à la rencontre. Pourquoi ? Peut-être es-tu devenue prisonnière de certaines images qu’on t’a données ? Peut-être faudrait-il poser sur toi un regard neuf et te présenter avec des mots neufs ?
Il me semble que nos préoccupations modernes ne te sont pas si étrangères.
N’étais-tu pas un peu troublée lorsque tu as consenti à devenir la mère du Messie ? Qu’as-tu vécu lorsque Joseph, ton fiancé, pendant un moment, hésita à te considérer comme sa femme ? Tu étais bien jeune…
Tu as connu la pauvreté aussi…toi, l’épouse d’un simple charpentier. Tu ne te plaignais pas…, mais obligée d’accoucher dans une étable, loin de chez toi…ce ne pouvait pas être facile.
Plus tard, lorsque Siméon, le vieillard, t’a prédit que tu serais une mère de douleur… Moi, j’aurais été bien ébranlée.
Encore pire, lorsque tu as suivi Joseph en Égypte parce qu’Hérode voulait faire mourir ton enfant… Quel courage cela a dû te demander !
Oh ! Et puis, lorsque Jésus avait douze ans et que vous étiez montés à Jérusalem pour fêter la Pâque, il resta en arrière, à ton insu… J’imagine ton désarroi.
Si les femmes d’aujourd’hui connaissent la peur, l’angoisse, l’inquiétude…tu en as bien eu ta part, chère Marie.

Il y avait certes de bons moments aussi. Aux noces de Cana, c’est bien toi qui as pris les devants, pour signaler à Jésus l’impasse de la fête, et c’est encore toi qui as invité les serviteurs à s’en remettre à sa parole. Attentive aux besoins de tes proches, tu avais déjà l’audace de croire au vin nouveau.
Forte et solide, tu étais toujours là, debout, au pied de la Croix…
Tenace et persévérante, tu étais encore là au cénacle, à Jérusalem, le jour de la Pentecôte.
De plus, veuve assez jeune, tu aurais, j’en suis certaine, des choses importantes à dire à ce sujet… non ?

Alors Marie, je t’invite à la prochaine réunion.
Entre-temps, je continue à me vouloir plus proche de toi, plus solidaire…et je te salue, femme bénie entre toute les femmes.

11 novembre : « Prière à Marie, reine de la paix », du cardinal Renato R. Martino

Sainte Marie, mère de l’Amour, qui, serrant dans tes bras le doux fruit de ton sein, entendis résonner dans les cieux de Bethléem l’annonce angélique de la paix, premier don au monde du Verbe fait chair, tourne avec bienveillance ton regard vers la sombre nuit de notre terre encore ivre de haine et de violence.
Mère de miséricorde, qui donnas au monde le Sauveur, obtiens pour les gouvernants la sagesse et le discernement, afin qu’ils utilisent les conquêtes de la science et de la technique pour promouvoir un développement humain respectueux de la création et des projets de justice, de solidarité et de paix. Fais que les ennemis s’ouvrent au dialogue, que les adversaires se serrent la main et que les peuples se rencontrent dans la concorde.
Vierge Marie, qui, dans le secret de la maison de Nazareth pas vécu avec amour simple et fidèle la dimension quotidienne du rapport familial, entre dans chacune de nos familles et dissous le gel de l’indifférence et du silence qui rend étrangers et lointains les parents entre eux et avec leurs propres enfants.
Marie, reine de la paix, aide-nous à comprendre que la paix primordiale que nous devons atteindre est celle du cœur libéré du péché, et fais qu’ainsi purifiés, nous puissions nous aussi devenir des constructeurs de paix, afin que la cité de l’homme puisse se transformer en chantier laborieux où se réalise le salut du Christ ton Fils, qui est la paix véritable et durable. AMEN!

10 novembre : « prière », de Marie-Anne, de Saguenay (Jonquière), au Québec

O Vierge, il se fait tard,
Tout s’endort sur la terre :
C’est l’heure du repos.
Ne m’abandonne pas !
Mets ta main sur mes yeux,
Comme une bonne Mère,
Ferme-les doucement
Aux choses d’ici-bas.

De soucis, de chagrin
Mon âme est fatiguée ;
Le travail qui m’attend
Est là tout près de moi ;
Mets ta main sur mon front,
Arrête ma pensée :
Doux sera mon repos,
S’il est béni de toi.

Pour que demain, plus fort,
Ton humble enfant s’éveille,
Et reprenne gaiement
Le poids du jour,
Mets ta main sur mon coeur :
Que lui seul toujours veille,
Et redise à son Dieu
Un éternel amour.

9 novembre : « Donne la paix à notre terre », de Jean-Paul II

Donne la paix à notre terre Donne la paix à notre terre
Ô Mère de miséricorde,
nous confions à ton cœur et à ton amour
le peuple entier et l’Église de cette terre.

Garde-nous de toute injustice,
de toute division,
de toute violence et de toute guerre.

Garde-nous de la tentation
et de l’esclavage du péché et du mal.
Sois avec nous!

Aide-nous à vaincre le doute par la foi,
l’égoïsme par le service,
l’orgueil par la mansuétude,
la haine par l’amour.

Aide-nous à vivre l’Évangile
et la folie de la Croix
afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils
à la vraie vie, avec le Père,
dans l’unité de l’Esprit Saint.

Ô Mère du Christ,
sois notre réconfort
et donne force à tous ceux qui souffrent :
aux pauvres,
à ceux qui sont seuls,
aux malades,
aux non-aimés, aux abandonnés.
Donne la paix à notre terre divisée;
et à tous, la lumière de l’espérance.

8 novembre : « Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, … », de saint François de Sales

Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible.
Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez et me défendiez dans toutes mes voies et actions.
Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ; car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en la terre.
Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne.
Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu’elle est ma mère et qu’elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d’avoir et de pouvoir.
Si vous n’étiez ma Mère, avec raison je patienterais disant : elle est bien assez riche pour m’assister ; mais hélas, n’étant pas ma mère, elle ne m’aime pas.
Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?
Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d’acquiescer à toutes mes demandes.
Pour l’honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vos vertus, surtout l’humilité.
Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces, qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.

7 novembre : « Ô très tendre Vierge … », de saint Odilon de Cluny

O très tendre Vierge et Mère du Sauveur de tous les siècles, à partir d’aujourd’hui et pour toujours, prenez-moi à votre service. Désormais, en toutes circonstances, soyez ma très miséricordieuse avocate ; venez sans cesse à mon aide. Après Dieu, en effet, je ne veux plus préférer personne à vous et, de mon plein gré, pour l’éternité, comme votre propre serf, je me livre à votre domination.