En cette fête de Toussaint, l’Évangile nous dit que Jésus regarde les foules monter vers lui ! Elles ressemblent à toutes les foules de tous les temps :
Il y a des PAUVRES, comme JOB ou les LÉPREUX.
Il y a des femmes qui PLEURENT, comme Marthe et Marie endeuillées.
Il y a des DOUX, comme cette cananéenne sans violence qui se considère comme « un petit chien ».
Il y a des COMBATTANTS contre toutes les injustices.
Il y a des PARDONNÉS qui aiment à pardonner à leur tour.
Il y a des CŒURS PURS et SANS ARTIFICE, comme Nathanaël.
Il y a des VIOLENTS comme les soldats d’Hérode mais aussi des ARTISANS DE PAIX.
Il y a des PERSÉCUTÉS, comme les enfants innocents de Bethléem et comme Jean-Baptiste décapité.
Jésus regarde ces foules et vient rejoindre notre pauvre humanité traversée de mille courants contraires. J’imagine 3 mots jaillissant en lui :
– « HEUREUX » car il ouvre à tous une espérance folle.
– « COURAGE » car il aide chacun à se mettre « EN MARCHE » (c’est le mot qu’A. Chouraqui utilise pour traduire les Béatitudes).
– « VICTOIRE » car il annonce le TRIOMPHE de la SAINTETÉ promise aux foules dont parle l’Apocalypse : non seulement les 144 000 du peuple d’Israël mais la foule immense de ceux qui chantent :
« Amen ! Louange! Gloire! Puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles. Amen. »
N’oublions pas une 9e Béatitude tirée de l’Apocalypse:
Heureux les invités au repas des noces de l’Agneau !
P. Philippe Dumas