En cette fête de Pentecôte et du don de l’Esprit, demandons-nous si nous laissons l’Esprit souffler en nos cœurs et dans nos communautés. Est-il toujours pour nous VENT VIOLENT ? FEU ARDENT ? SOURCE de COMMUNION ?
Quand nous nous endormons dans le ronronnement de nos habitudes et de nos routines, le laissons-nous nous bousculer et nous surprendre comme au matin de Pentecôte pour les apôtres, ou comme la fille de Jaïre, comme Lazare ou comme le fils de la veuve de Naïm, à qui Jésus a dit : « Je te l’ordonne réveille-toi » (Luc 7/14) ?
Quand nous avons la foi triste et la vie tiède laissons-nous l’Esprit Saint réchauffer nos cœurs, comme celui des deux disciples d’Emmaüs : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant quand Jésus nous parlait sur la route et nous ouvrait à l’intelligence des Ecritures ? » (Luc 24 /32)
Quand nos communautés se replient sur elles-mêmes et qu’elles oublient le « Miracle des langues » (Actes 2) pour faire place à « l’autre » et au « différent », laissons nous l’Esprit Saint nous arracher à l’uniformité et nous lancer vers l’audace des départs, des rencontres, de la communion fraternelle et de la mission universelle ?
Face au ronron, à la tiédeur, ou à la peur de l’autre, laissons l’esprit de Pentecôte nous RÉVEILLER, nous RÉCHAUFFER et nous ENVOYER vers l’étranger ! C’est peut-être aussi le sens de la venue en France de notre Pape Léon, à la fin de septembre prochain !
P. Philippe Dumas