On sait à quel point l’attente du Messie était vive au temps de Jésus.
Tout le monde en parlait, tout le monde priait Dieu pour hâter sa venue. Dans ce sens, on citait plusieurs prophéties convergentes de l’Ancien Testament : d’abord celle de Balaam dans le livre des Nombres (Nb 24,17). Puis celle de Michée (5,1) qui nous confirme que c’est dans la dynastie de David que naîtra le Messie porteur du bonheur attendu.
Les textes liturgiques de ce jour, nous invitent à la découverte de cette lumière pour rencontrer : le Christ vraie lumière pour toutes les nations.
L’Église célèbre ce dimanche l’Épiphanie du Seigneur : la manifestation de Jésus : la lumière qui brille sur toutes les nations, pour apporter le Salut au monde. Elle célèbre l’adoration de Jésus par des » mages » venus d’Orient (Mt 2, 1). Dans ces » mages « , représentants des religions païennes environnantes, l’Évangile voit les prémices des nations qui accueillent la Bonne Nouvelle du salut. Gaspard, Melchior et Balthazar sont venus des nations païennes à Bethléem se prosterner et adorer le divin Enfant Roi avec des offrandes symboles de sa royauté :
De l’or : un présent que l’on fait à un roi,
De l’encens : un cadeau que l’on fait à Dieu. C’est de la résine qui, en brûlant, produit une fumée qui sent bon et qui s’élève, comme une prière vers Dieu au ciel,
La myrrhe : Un parfum que l’on utilise pour le culte des morts.
St Paul a dit dans sa lettre aux Éphésiens : « toutes les nations sont désormais associées à cet héritage, au partage de la même promesse dans le Christ par l’annonce de l’Évangile ».
Joyeuse fête des Rois Mages, Joyeuse fête des Galettes, Joyeuse Epiphanie du Seigneur à tous !
Olivier Dadaglo, diacre.